MINIATURISTE, JESSIE BURTON

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Voici mon coup de coeur du mois de juillet : Miniaturiste de Jessie Burton, récemment sorti en poche chez Folio. J’avais repéré ce roman quand il était paru l’année précédente, un article dans ELLE m’avait donné envie de le découvrir et pour le savourer je me l’étais mis de côté pour le lire pendant l’été, un peu comme quand on garde pour la fin du repas le petit dessert tant convoité. Il est vrai que l’intrigue me renvoyait à un de mes livres préférés lu il y a très longtemps maintenant : La jeune Fille à la perle de Tracy Chevalier. En voici l’intrigue présentée par la 4°de couverture :

« Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d’âge mûr, riche marchand, il vit dans une opulente demeure entouré de ses serviteurs et de sa sœur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. Johannes offre à son épouse une maison de poupée représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d’animer grâce aux talents d’un miniaturiste. Les fascinantes créations de l’artisan permettent à Nella de mettre peu à peu au jour de dangereux secrets… S’inspirant d’une maison de poupée exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam, Jessie Burton livre ici un premier roman haletant, et dessine le portrait d’une femme résolument moderne, déterminée à affirmer son existence dans un monde hostile, où la rigueur morale le dispute à l’intransigeance religieuse. »

Ce premier roman est une vraie réussite. J’ai été happée par cette histoire dès le départ et je me suis même levée aux aurores un matin pour avoir 2h de tranquillité assurée pour le terminer ! Le personnage de Petronella est attachant et on suit avec passion cette histoire dans le Amsterdam protestant du XVII° siècle. L’intrigue relève presque d’un thriller haletant…les sombres secrets que découvre l’héroïne nous font frissonner et craindre le pire… Un roman somptueux à lire absolument !

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DANSER AU BORD DE L’ABIME, GREGOIRE DELACOURT

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Emma est une femme heureuse, mariée depuis des années à Olivier, avec qui ils ont traversé l’épreuve de la maladie. Ils ont 3 enfants. Une vie ordinaire, sans frisson… Jusqu’au jour où Emma chavire pour un homme : elle l’aperçoit dans une brasserie, un geste de sa part lui fait tourner la tête… et si… ? Elle retourne chaque jour dans cette brasserie, il y est lui aussi ; pendant des jours ils ne font que se frôler du regard, ils n’osent pas se regarder. Puis ils échangent quelques mots, ils sont  plus que troublés… et si c’était le on moment de se rencontrer ? Quelle décisions va prendre Emma ? Quelles conséquences dans sa vie ? …

Au départ, j’ai cru que le roman allait raconter une énième histoire d’adultère, mais Danser au bord de l’abîme est bien plus que ça, car on ne s’attend absolument pas aux chemins qu’a décidé d’emprunter l’auteur ! J’ai dévoré ce roman et je l’ai trouvé très beau : le parallèle avec l’histoire de La chèvre de Monsieur Seguin est bien trouvé et les petits rappels au fil de la lecture fort éclairants. Certes, on peut regretter des invraisemblances ou des accumulations de faits improbables…mais on peut aussi se laisser embarquer dans cette histoire émouvante d’une femme qui a voulu s’épanouir et qui va en payer les conséquences sans avoir vraiment goûter au bonheur auquel elle aspirait…

LA NUIT DU RENARD, M.H.CLARK

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Voilà un roman que j’avais lu il y a plus de vingt ans et que j’ai pris plaisir à relire ; il n’a pas tellement vieilli, même si le rythme est plus plan-plan que le rythme de certains thrillers et même si depuis son succès d’autres auteurs de thriller se sont révélés, imposés et ont renouvelé le genre.

Là aussi il s’agit d’une lecture faite pour mes élèves de 3°, certains  ont choisi ce titre plutôt que La Nuit des temps, attirés par la longueur du roman – relativement court -, le rythme prometteur de l’intrigue et le thème abordé : la peine de mort.

« Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l’enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d’un autre ? Une course contre la montre s’est engagée… » Difficile de résister en lisant cette 4° de couverture.

Les chapitres s’enchaînent rapidement en alternant les histoires de chaque personnage : celle de Renard, celle de Peterson, le père de Neil, celle de Neil et de la jeune journaliste enlevée avec lui, celle d’une sdf vivant dans la gare… Cette multiplication des points de vue sur l’intrigue ferre le lecteur qui ne peut plus poser le livre avant d’avoir lu les dernières pages. Comme je le disais, depuis la parution de ce roman, on en a lu beaucoup d’autres qui nous ont happés de la même manière ou avec davantage de brio – je pense notamment en écrivant ce billet à ma lecture frénétique des Rivières pourpres, en une nuit ou encore à Ne le dis à personne… -mais j’espère vraiment que mes élèves, adolescents qui découvrent le genre du thriller, auront été captivés par cette lecture et même – allez,  le rêve absolu ! – auront envie de découvrir d’autres romans comme celui-ci !

 

 

PETIT PAYS, Gaël FAYE

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Après le prix Goncourt lu la semaine dernière, j’ai découvert avec enthousiasme le Prix Goncourt des Lycéens, et aussi Prix Télérama-France culture, Prix roman Fnac 2016 : Petit Pays de Gaël Faye.

La rappeur a délaissé l’écriture de chansons pour écrire ce premier roman dans lequel il raconte son enfance au Burundi avant que la guerre n’éclate et que vole en éclats sa naïveté d’enfant. Cependant, ce n’est pas une autobiographie, le héros se nomme Gaby et ce qu’il vit n’est pas le parcours copié-collé de l’enfance de Gaël Faye mais il en est une représentation possible.

La tragédie du génocide rwandais qui apparaît au milieu du livre est terriblement bien racontée : le lecteur est ému en lisant ce récit et a du mal à retenir ses larmes face au drame que vit la mère de Gaby…  » Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s’y sont pas noyés sont mazoutés à vie. »

 » Alors qu’on se chamaillait, on entendait au loin, dans les collines, des tirs de blindés AMX-10. Avec le temps , j’avais appris à reconnaître leurs notes sur la portée musicale de la guerre qui nous entourait. Certains soirs, le bruit des armes se confondait avec le chant des oiseaux ou l’appel du muezzin, et il m’arrivait de trouver beau cet étrange univers sonore, oubliant complètement qui j’étais. »

J’ai vraiment été séduite par cette écriture et ce roman fait partie des coups de coeur 2016.

L’ILE DES CHASSEURS D’OISEAUX, Peter MAY

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Voilà un auteur que je suis ravie d’avoir découvert ce mois-ci : Peter May avec le premier tome de sa trilogie écossaise. J’ai entendu parler de lui par une de mes copiNETtes, Lolli, et j’ai entendu parler de lui par un collègue de lettres ; ne connaissant absolument pas, je me suis empressée de réparer cette erreur. pour celles et ceux qui ne connaissent pas voici ce que nous dit la couverture :

« Marqué par la perte récente de son fils unique, l’inspecteur Fin Macleod, déjà chargé d’élucider un assassinat commis à Edimbourg, est envoyé sur Lewis, son île natale, où il n’est pas retourné depuis dix-huit ans. Un cadavre exécuté selon le même modus operandi que celui d’Edimbourg vient d’y être découvert. Sur cette île tempétueuse du nord de l’Ecosse, couverte de landes, où l’on se chauffe à la tourbe, pratique encore le sabbat chrétien et parle la langue gaélique, Fin est confronté à son enfance. La victime n’est autre qu’Ange, ennemi tyrannique de sa jeunesse. Marsaili, son premier amour, vit aujourd’hui avec Artair. Alors que Fin poursuit son enquête, on prépare sur le port l’expédition rituelle qui, chaque année depuis des siècles, conduit une douzaine d’hommes sur An Sgeir, rocher inhospitalier à plusieurs heures de navigation, pour y tuer des oiseaux nicheurs. Lors de son dernier été sur l’île, Fin a participé à ce voyage initiatique, qui s’est dramatiquement terminé. Que s’est-il passé alors entre ces hommes ? quel est le secret qui pèse sur eux et resurgit aujourd’hui ? Sur fond de traditions ancestrales d’une cruauté absolue, Peter May nous plonge au cœur de l’histoire personnelle de son enquêteur Fin Macleod. Fausses pistes, dialogues à double sens, scènes glaçantes : l’auteur tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page. »

J’ai tout aimé dans ce roman : l’atmosphère, le personnage principal de l’enquêteur qui revient sur les lieux de son enfance non sans appréhension, l’intrigue rudement bien ficelée qui nous induit très souvent en erreur sans que cela ne paraisse invraisemblable,  les descriptions des paysages, alliance de tourbe, brume et rochers, … la fin ! J’ai aimé aussi l’écriture et la construction du roman qui n’est évidemment pas linéaire car le présent et le passé sont imbriqués du début à la fin.

De plus,  c’était vraiment une lecture en osmose avec le temps gris de novembre et j’ai apprécié de lire ce livre le soir, sur le canapé, une tasse de thé chaud pas loin et le plaid – ou le chat – sur mes jambes. Je l’ai terminé hier soir et je me suis empressée ce matin d’aller acheter le 2° tome, L’Homme de Lewis.

LES LIVRES QUE JE N’AI PAS PU LIRE JUSQU’AU BOUT…

Le mois de septembre est un mois très chargé (Vous me direz, après avoir passé deux mois à se la couler douce…!) : reprendre le rythme du boulot, appliquer ce rythme à ses enfants, faire les trajets pour les multiples activités de la famille : danse pour Océane et Anouchka le lundi soir mais pas en même temps évidemment, escrime le mardi et arts plastiques le mercredi pour Tybalt, hip hop et dancehall pour moi le mercredi soir et breakdance le samedi matin pour Océane et moi une fois par mois… pff ! rien que de l’écrire je suis épuisée !! Bref trouver du temps pour lire devient parfois difficile et pourtant c’est vital : alors ce mois-ci j’ai commencé deux romans que je ne suis pas parvenue à lire jusqu’au bout :

  • le premier, un thriller : Un souffle, une ombre de Christian Carayon. J’ai lu 151jaf3woqkl-_ac_us160_50 pages, j’ai insisté mais le livre me tombait des mains, j’ai trouvé qu’il ne se passait
    pas grand chose, que ça prenait un temps fou pour que l’intrigue se mette en place et le personnage principal me déplaisait, donc je l’ai ramené à la médiathèque sans avoir été au bout du roman.
  • le second, un roman de littérature jeunesse (ou que j’ai pris comme tel) : Bal de givre à New York, de Fabrice Colin : les premiers chapitres étaient intéressants ou devrais-je dire parvenaient à me tenir éveillée le soirtelechargement-2 donc ça allait ; et puis quand j’ai vraiment ouvert les yeux – que j’ai lu ce livre dans la journée et non à moitié endormie au moment de me coucher – j’ai compris que je ne pouvais pas continuer ainsi sinon j’allais bientôt me retrouver à lire du Marc Lévy !!! (Stephie, je comprends mieux « le top des croûtes » que tu évoquais l’autre jour 😉 )

 

  • Là, visiblement, j’ai commencé un roman que je ne suis pas prête de reposer sans l’avoir lu et dont j’espère vous parler bientôt (quel teaser !).

Et vous, quel est le livre qu’il vous a été impossible de terminer ? Je suis curieuse de savoir…

LE LISEUR DU 06h27, J-P. Didierlaurent

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Voilà un livre qui a fait le tour de la blogosphère mais que je n’avais pas encore eu le temps de lire. L’histoire est vraiment très originale, on se demande comment on peut avoir de telles idées et c’est ce qui m’a séduite.

« Voilà, on voulait vous dire, on aime bien ce que vous faites. Ça nous fait drôlement du bien. Ça va bientôt faire un an que Josette et moi, on vient vous écouter tous les lundis et jeudis matin ». Sur le chemin du travail, Guylain lit aux passagers du RER de 6h27 quelques pages rescapées de livres voués à la destruction. Ce curieux passe-temps va l’amener à faire la connaissance de personnages hauts en couleur qui cherchent, eux aussi, à réinventer leur vie. Un concentré de bonne humeur, plein de tendresse et d’humanité. »

Voilà un petit feel-good book comme on les aime et j’ai été agréablement surprise de dévorer si vite ce roman : les personnages sont drôlement attachants comme le collègue de Guylain qui a une manière bien à lui de se réapproprier ses jambes… Les soeurs Delacôte sont elles aussi éclatantes de simplicité et de bonne humeur : la première lecture à la maison de retraite est mémorable avec l’ancienne institutrice qui se voit attribué au hasard une page émoustillante !! Mais j’en dis déjà trop !

Si vous n’avez toujours pas lu ce roman, n’hésitez plus, c’set une lecture idéale pour les vacances 🙂