UNE ETOLE A PETITS TROUS TROUS !

Yes ! I did it ! Une étole au point ajouré pour couvrir mes épaules quand il fait un peu frais…

Le modèle est un tuto gratuit sur le site Bouillon de couture.

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LA SERVANTE ECARLATE, Margaret Atwood

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Le boulot ayant repris depuis un moment déjà, mon rythme de lecture s’est considérablement ralenti…mais je crois que je suis passée à côté de ce roman, La Servante écarlate, dont les médias ont beaucoup parlé ces derniers mois car il y a eu une adaptation en série :  » The Handmaid’s tale ». J’ai mis 3 semaines à le lire et j’ai vraiment peiné… la fin m’a paru plus prenante, mais que le début est long !! Bref, je n’ai pas accroché à cette dystopie féminine dans laquelle les femmes sont privées de tous leurs droits et sont utilisés comme des calices, réceptacles d’un bébé pour les familles haut placées dans la société… Tel est le monde dans la république de Gilead. Les articles que j’ai pu lire sur la série TV m’avaient paru tellement intéressants que je n’avais pas hésité à acheter ce roman pour voir ce qu’il en était…j’ai vu, je suis déçue, mais peut-être mon jugement est un peu faussé par cette période chargée et fatigante qui fait que j’ai mis  beaucoup trop de temps pour m’immerger vraiment dans cet univers atypique… c’est dommage. Et vous, l’avez-vous lu ?

FELICIDAD, Jean Molla

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Felicidad : voilà un roman jeunesse que j’avais découvert lors de ma première année d’enseignement à Lacaune, au fin fond du Tarn, terre de l’enfant sauvage. Ce roman faisait partie de la sélection du prix des Incorruptibles auquel mes classes de 3° participaient. N’étant pas fan de science-fiction, j’avais quelque appréhension avant de le lire mais je l’avais vraiment apprécié, peut-être parce qu’il est une réécriture de Blade runner de Philip K.Dick adapté au cinéma par Ridley Scott, film que je connaissais et que j’aimais. Le roman est une vraie réussite car il met à portée de mains des adolescents un classique de la SF.

Qu’en est-il de l’intrigue ?  :  » Felicidad : la cité du bonheur. Dans ce monde du futur, le bonheur est devenu un impératif absolu, en tous cas pour les habitants privilégiés des meilleures zones de la Grande Europe. Mais le gouvernement, dirigé par un Président à vie qui ne vieillit presque plus, repose sur une poignée d’hommes et une police omniprésente. Des parhumains ont été fabriqués pour subvenir aux besoins des humains, mais ils menacent de se rebeller sous la houlette de quelques dangereux spécimens. Le lieutenant Dekcked est chargé de l’enquête, qui va le mener bien plus loin que prévu, jusque dans les coulisses du pouvoir. »

En le relisant cette semaine, je me suis malgré tout demandé – même si j’ai une fois de plus apprécié la lecture – si mes élèves seraient capables de le lire, de le comprendre…les bons lecteurs certainement, mais je crains que les autres aient du mal : le roman n’est pas bien long, mais il faut parvenir à faire le lien entre les personnages et à comprendre le grand complot qui s’est tramé…Tout est bien expliqué mais parfois de manière implicite. Je vais le proposer avec d’autres titres, chacun fera son choix.

CELLE DONT J’AI TOUJOURS REVE, Meredith Russo

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Voilà un roman qui aborde un sujet très délicat et dont on entend pourtant souvent parlé : les adolescents transgenres. Dans « Celle dont j’ai toujours rêvé », Amanda, 18 ans, est née Andrew. On apprend qu’elle quitte la ville dans laquelle elle vivait chez sa mère car elle a subi une grave agression. Elle va vivre chez son père qu’elle n’a pas vu depuis 6 ans mais qui a accepté qu’elle vienne chez lui. L’histoire n’est pas racoleuse, ni sensationnelle, elle est juste touchante : on a le coeur serré tout au long de ce récit car nous en savons plus que la plupart des personnages qui entourent Amanda et cela crée une tension terrible. Amanda est terriblement attachante de par sa fragilité mais aussi de par sa force de caractère : elle a longtemps vécu prostrée, mal dans sa peau de garçon qu’elle savait définitivement ne pas être la sienne, elle a traversé des épreuves très douloureuses et malgré cela elle est là, débout, prête à croire qu’elle peut vivre une vie comme tous les autres…c’est un personnage admirable qui croisera sur son chemin des gens respectueux mais aussi, vous vous en doutez, des personnes malveillantes. Je trouve que le sujet est abordé avec délicatesse sans le côté racoleur des émissions tv. Je n’ai pas tout apprécié dans l’histoire car certains passages sont cousus de fil blanc, mais je conseille malgré tout la lecture de ce roman qui fait la part belle à l’amitié, à l’espérance, à l’amour et à la tolérance.

LA MALADROITE, Alexandre Seurat

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Les médias avaient beaucoup parlé de ce premier roman en septembre 2016 pour en souligner à la fois la qualité, la sobriété et la noirceur de ce que l’auteur a choisi de raconter. Derrière la petite Diana, fillette de 8 ans, il y a un fait divers autour de la petite Maddie, dont l’auteur a voulu parler de cette manière.

 » Diana, huit ans, a disparu. Ceux qui l’ont approchée dans sa courte vie viennent prendre la parole et dire ce qui s’est noué sous leurs yeux : grand-mère, tante, demi-frère, instituteurs, directrices d’école, médecins, assistantes sociales, gendarmes, procureur… – tous impuissants à empêcher la répétition du pire. »

Dès les premières pages, on sait que la petite Diana a disparu, ce n’est que vers la fin du roman que nous apprendrons comment,, dans quelles circonstances. Tous les témoins extérieurs de cette sombre histoire rapportent leur rôle dans ce drame qui s’est joué sous leur nez sans que chacun puisse enrayer la  maltraitance… Ils sont face au mutisme de la petite, face à des respects de procédure, face à l’esquive du système mais aussi de la famille qui affiche une façade sans faille… Chaque protagoniste comprend que Diana est en danger, mais comprend aussi que Diana ne peut s’empêcher de participer à ce drame tant elle est en quête d’amour, d’affection…et donc ne laisse pas de chance à ceux qui la côtoient de l’aider vraiment. On lit cette histoire entre effroi et malaise, en prenant conscience que parfois les gens sont bien démunis face à des histoires aussi sordides et que les enfants maltraités ont peu de chance d’être entendus, compris, repérés car ils cherchent à protéger  leurs bourreaux et adhèrent donc inconsciemment à un système qui les anéantit. (Le passage où Diana est interrogée par les gendarmes et où elle récite un texte appris par coeur pour expliquer chacune des blessures, des marques visibles sur son corps est particulièrement glaçant.).

Un roman qui se lit d’une traite, bouleversant…

LA PASSE-MIROIR, tome 1 : Les Fiancés de l’hiver, Christelle Dabos

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Voilà, les vacances se terminent et j’ai achevé Les Fiancés de l’hiver à 5h00 ce matin : Ah ! l’insomnie de la veille de la rentrée…j’ai l’impression d’être une enfant qui reprend le chemin de l’école et qui angoisse à l’idée de revoir ses camarades, de savoir si sa classe sera sympa cette année ou pas… Bref, je m’éloigne de mon sujet. Cela fait longtemps que je devais lire ce roman sur lequel j’avais buté il y a un an ou deux et que j’avais décidé de lire cet été. Verdict : j’ai bien cru qu’il allait à nouveau me tomber des mains. Je trouve la mise en place très longue et peu engageante. Ensuite une fois l’intrigue lancée, j’ai pris plus de plaisir à retrouver chacun des personnages au fil des chapitres et j’ai lu avec avidité la dernière partie. Il est vrai qu’on ne peut nier ni la qualité de l’écriture ni l’originalité de l’univers créé par l’auteur – c’est sûrement ce qui vaut à ce roman d’être publié à la fois en jeunesse et en adulte, ce qui n’est pas forcément fréquent pour un roman jeunesse. J’ai apprécié aussi le personnage d’Ophélie qui prend de l’épaisseur au fur et à mesure qu’elle voit se dessiner ce qu’il attend, ce qui se trame autour d’elle. Elle est une jeune femme forte, sous son air juvénile et maladroit, qui sait prendre des décisions risquées et qui tient tête quand elle l’a décidé. Hâte de savoir le sort qui lui est réservé dans la suite de l’histoire…

Je suis contente d’avoir pris le temps de lire ce roman dont je lirai certainement la suite rapidement.

MON FILET DE MAMIE

J’avais envie depuis un petit moment de me crocheter un filet de mamie (!) pour mettre dans mon sac à main. J’ai trouvé un tuto tout simple sur Pinterest, j’ai utilisé des pelotes que j’avais en stock et hop !

Le début m’a paru étrange, j’avais l’impression de crocheter un tapis – c’est d’ailleurs ce que m’a dit mon fils !  :

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Mais vers la fin le filet prend forme et j’ai su que je ne m’étais pas trompée (bon, Dan, m’a aussi rassurée… ;)). Et voilà, tadaaaaaaam :

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MES CAHIERS part 2

Après vous avoir présenté mes cahiers « fourre-tout » à idées, voici aujourd’hui mes cahiers de l’année : j’ai commencé en janvier 2013 et depuis je m’y tiens chaque année. Dans ces cahiers je garde les tickets de cinéma, de musée, de parcs ou autres tickets de visite (château…), je garde les dessins des enfants (bon, pas tous, parce qu’il me faudrait plus d’un cahier par an sinon), je colle les photos d’identité de début d’année des enfants, des photos parfois pour me souvenir d’une journée ou d’un moment particulier, des cartes postales, les flyers des stages de danse, etc. C’est un bonheur de les feuilleter pour toute la famille. Pour faire les photos pour cet article, je les ai étalés sur la table du salon et les enfants se sont jetés dessus. On a ri en tombant sur une page de l’an passé par exemple où j’avais noté que Tybalt avait perdu une dent au CLAE et à côté j’avais collé le mot qu’il avait fait pour la petite souris !! (bon, il sait que la petite  souris n’existe pas, mais il lui laisse un mot quand même à chaque fois !). Je reste parfois deux ou trois mois sans coller quelque chose mais je pense quand même à stocker ce que j’aimerais y coller et puis un jour je prends 1h pour mettre à jour. Voilà en images ce que ça donne :

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Ces cahiers sont vraiment précieux et j’espère que mes enfants seront contents de les avoir dans quelques années 🙂

 

# MES CAHIERS part 1 !

J’ai promis à mes copiNETtes (Capp’ et Dan 😉 ) de montrer ici les cahiers que j’utilise au quotidien. Je commence aujourd’hui par mes cahiers d’idées.

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Il s’agit d’un cahier dans lequel je colle tout ce que je découpe dans les magazines : des idées déco qui me plaisent, les billets sur les livres que j’aimerais lire, des idées tissage, macramé et autres travaux de fil, et aussi des photos de mon idole depuis mes 12 ans, j’ai nommé Vanessa Paradis ! J’adore ce cahier, je l’ai sur mon bureau, à portée de main : quand j’ai fini de lire un livre, je vais lire l’article que j’avais découpé et je barre en mettant la date à laquelle j’ai lu le livre. Cela fait deux ans que j’ai pris cette habitude de découpage-collage et j’y ai vraiment pris goût (j’en suis bientôt à mon 3° cahier). Je vous mets quelques pages en dessous :

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C’est un peu un cahier fourre-tout ou « gifoutou » !! mais, attention, pas de recettes de cuisine, c’est dans un autre cahier !

J’AI LONGTEMPS EU PEUR DE LA NUIT, Yasmine GHATA

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C’est une belle découverte que ce roman prêté par une de mes collègues à qui j’avais conseillé dans l’année de lire Petit Pays de Gaël Faye. Le lien est en effet évident entre ces deux ouvrages : aborder par la fiction le sujet douloureux du génocide rwandais.

Dans J’ai longtemps eu peur de la nuit, une jeune femme anime un atelier d’écriture une heure par semaine auprès d’adolescents. Elle leur propose de partir d’un objet, un objet qui leur est cher, un objet qui est dans la famille depuis longtemps, qui a une histoire… La semaine suivante, elle repère un jeune garçon prénommé Arsène qui a amené une photo de l’objet trop encombrant : une valise. A partir de là, elle sent qu’Arsène a besoin de parler de cet objet qui vient du Rwanda, elle ne le brusque pas, elle sait le faire venir à elle en lui donnant confiance et progressivement nous allons découvrir ce qui lie cet adolescent à cette valise.

Le récit, très simplement écrit, est vraiment émouvant. Le parcours d’Arsène est incroyable et on lit avec avidité les pages qui nous racontent comment il a pu survivre alors que sa famille n’a pas eu cette chance et comment il s’est retrouvé en France. On comprend aussi la raison de ce titre : « J’ai longtemps eu peur de la nuit ». On s’émeut de la  » relation  » qu’entretient Arsène avec cette valise mais que chaque personnage semble comprendre aisément une fois qu’il a eu connaissance de la vie d’Arsène ou ne serait-ce que connaissance d’où il vient. On ne peut s’empêcher de penser d’ailleurs à la chanson de Corneille « Parce qu’on vient de loin »… En parallèle on suit aussi le chemin de deuil de Suzanne, celle qui anime l’atelier d’écriture, et qui fait écho à celui d’Arsène. Je ne peux pas révéler trop de choses sur ce petit roman, tout en délicatesse et émotions, mais je vous le conseille vivement !