SAUVEUR & FILS saison 2, Marie-Aude Murail

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Et voilà ! je viens de terminer – sur le parking de l’école en attendant les enfants – la saison 2 de Sauveur & Fils ! Quel bonheur que cette série ! Ce psychologue est extraordinaire, tant dans sa vie professionnelle que dans sa vie privée et, quand on referme le tome, on a une fois de plus envie qu’il fasse partie de notre vie ce Sauveur Saint-Yves !

Les sujets abordés lors des consultations sont souvent graves et les patients que Sauveur reçoit en consultation sont le reflet de notre société actuelle, entre le couple homosexuel et le désir d’enfant, l’ado qui aimerait être née dans un autre corps, celui qui cherche un père que sa mère fait tout pour lui cacher… et puis il y a aussi la vie au quotidien : Sauveur refait sa vie avec Louise, du moins il essaie,  et ce n’est pas simple, d’autant plus qu’avec le coeur qu’il a il accueillerait tout le monde chez lui… pas si simples non plus les familles recomposées !

Attention tout de même : après avoir lu Sauveur & Fils vous risquez d’avoir une furieuse envie d’acquérir un hamster !! ah ah !! Moi je résiste encore !

Une série à mettre entre toutes les mains, moi je file réserver la saison 3 !

JE VOUS SAUVERAI TOUS, Emilie Frèche

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 » Parce qu’elle est sans aucune nouvelle d’Eléa, sa fille de 17 ans embrigadée par Daesh et partie en Syrie il y a maintenant six mois, Laurence commence à tenir un journal. Écrire l’empêche de céder entièrement à la douleur qui la ronge chaque jour davantage, à la colère de n’avoir rien vu venir, et de n’avoir pas su comprendre que tout allait basculer. De trop nombreuses questions sans réponse la hantent : comment Eléa va-t-elle ? Où vit-elle ? Et avec qui ? Comment Eléa, qui avait la tête sur les épaules et des envies par centaines, a-t-elle pu manquer de discernement au point de renoncer à tout… et surtout à sa liberté ? Laurence interpelle sa fille et lui raconte, jour après jour, sa tristesse et sa participation à des groupes de déradicalisation, sa lutte pour éveiller les consciences, tenter d’empêcher le départ d’autres adolescents… Pour tenter aussi de contrer l’absence de sa fille, ne pas la perdre tout à fait… »
À ses mots répondent ceux du journal intime d’Eléa, écrits un an auparavant. On découvre peu à peu comment pour cette jeune fille la frontière qui sépare influence et conviction a été franchie. Comment aux rêves d’avenir, aux premiers émois amoureux, aux amitiés sereines, se sont substitués la manipulation, la soumission, l’extrémisme… »

Une lecture encore une fois troublante sur le thème de l’embrigadement des jeunes. J’avais lus Et mes yeux se sont fermés sur le même thème, celui-ci est aussi incontournable : tout le monde devrait lire ce genre de roman car le mal s’immisce tellement sournoisement qu’en connaître les mécanismes, les procédés, en être averti est primordial. Ce qui est choquant c’est de voir dans chacune de ces histoires que tout se passe sous les yeux des parents, des professeurs, des amis qui ne voient rien ou bien qui sentent que quelque chose se passe, mais qui sont loin d’imaginer que leur fille, leur élève, leur amie, prépare son départ pour la Syrie… La douleur de ceux qui restent dans l’incompréhension est très bien abordée dans ce livre, notamment à travers les personnage du père qui sombre dans une espèce de folie, ne pouvant supporter que sa fille puisse se réjouir des attentats et toute la souffrance qu’ils engendrent. Une lecture bouleversante !

DANS LA FORET SOMBRE ET MYSTERIEUSE, Winshluss

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Sortie en octobre 2016, cette BD, Dans la Forêt sombre et mystérieuse, a reçu la Pépite d’or du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, c’est ce qui m’a poussée à l’emprunter la semaine dernière à la médiathèque.

Quand j’ai ouvert cet ouvrage, j’ai failli le refermer très vote tant les dessins sont rebutants, j’ai même envie de dire vulgaires. Je n’ai pas du tout apprécié ces traits grossiers, éructants… bref ce n’est pas un coup de coeur pour les dessins, vous l’aurez compris ! En revanche, j’ai adoré l’histoire et je n’ai pas pu lâcher la BD avant de l’avoir terminée en éclatant de rire sur la dernière image ! Car c’est bien l’humour qui domine dans cet ouvrage qui relate un voyage initiatique pour le jeune garçon que ses parents ont oublié sur une aire de repos…il se retrouve à traverser cette forêt sombre et mystérieuse pour rejoindre sa famille chez sa mémé qui se meurt. Cette traversée est source de rencontres improbables et drôles et l’humour est souvent présent.

Un coup de coeur ! 

LOUIS PASTEUR CONTRE LES LOUPS-GAROUS, Flore VESCO

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Voilà un vrai coup de coeur ! J’avais déjà beaucoup aimé le premier roman de Flore Vesco, De Cape et de mots, mais là j’ai vraiment adoré celui-ci ! Quelle plume ! Quel humour !

« Louis Pasteur, 19 ans, entre comme boursier à l’institution royale Saint-Louis, animé par un seul désir : assouvir sa curiosité pour les sciences. Il est loin d’imaginer que sa première année d’étude va être bouleversée par des meurtres aussi terribles que mystérieux, perpétrés dans l’enceinte même de l’école. Il va mener l’enquête avec la jeune Constance, une pensionnaire intrépide et courageuse. »

Louis Pasteur est un génie, et comme tout génie qui se respecte, totalement atypique ! Il a une façon bien à lui d’analyser chaque sentiment qui l’anime, ou chaque réaction le concernant ou concernant les gens qu’il côtoie…tout est science, tout est réaction chimique ! Moi qui n’ai jamais compris grand chose à la chimie, je dois bien reconnaître que j’ai été bluffée par la manière dont l’auteur se sert de toutes les formules, les désignations d’éléments chimiques et autres expériences pour ponctuer son intrigue, elle manie le verbe aussi bien que Constance manie le fleuret, et ça aussi, c’est très réussi ! Cette jeune fille élevée pour devenir une potiche a du caractère et est douée d’une intelligence fine qui lui permet de s’adapter à toutes les situations. J’ai trouvé certaines scènes très cinématographiques, comme la scène où Constance se retrouve obligée de combattre au fleuret, dissimulée derrière son masque, sans que personne ne sache qui elle est .

Quant aux loups-garous, ils n’occupent que l’arrière fond de l’histoire en fait, ils ajoutent du piment à la relation entre Louis et Constance et sont le fil rouge dans l’intrigue « policière » puisque crimes il y a.

Enfin il est agréable pour les ados, mais aussi les adultes, de comprendre comment Louis Pasteur a découvert les microbes, la pasteurisation, la vaccination. Le tout est raconté sur un ton léger mais qui passionne le lecteur.

Un vrai coup de coeur donc que je vous conseille vivement !

CANDOR, Pam Bachorz

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Peu de lecture ces derniers jours pour deux raisons : un voyage en Angleterre pendant 5 jours dont je vous parlerai sur ce blog bientôt, et une tonne de boulot en rentrant du dit-voyage… Bref, je prends donc deux minutes pour vous parler d’un roman jeunesse dont j’ai découvert le titre dans un manuel de 3° et que j’ai eu envie de lire : CANDOR de Pam Bachorz. Ce titre est proposé suite à une séquence sur la Résistance ou bien après l’étude d’Antigone, puisque le héros du roman est celui qui s’oppose, qui ne rentre pas dans le rang d’une société qui est aux antipodes de ce en quoi il croit. Une vie formatée qui ne lui correspond pas mais dans laquelle il fait semblant de se complaire, étant même un exemple pour les gens qui l’entourent. Cette duplicité risque fort d’être mise à jour car Oscar va croiser le chemin de la rebelle Nia et il va être prêt à tout pour la sauver…

J’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai dévoré très rapidement car il nous mène par le bout du nez et nous surprend alors qu’on pourrait s’attendre à une intrigue convenue. La fin n’est pas celle que vous croyez ! La réflexion sur la manipulation mentale est très intéressante et certains passages sont glaçants et font écho, pour moi, à Vol au-dessus d’un nid de coucou…en plus édulcoré, of course !

SAUVEUR & FILS, saison 1, Marie-Aude MURAIL

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Aujourd’hui, je vous parle d’un coup de coeur pour un roman de littérature de jeunesse : Sauveur & fils, saison 1 de Marie-Aude Murail. En fait, j’ai craqué sur la couverture : ce petit hamster (ou cochon d’inde ?) dans sa baignoire bleu est irrésistible !

« Quand on s appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 m pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la maman vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien. Mais à toujours s occuper des problèmes des autres, Sauveur a oublié le sien. Ne devrait-il pas protéger ce petit garçon, Lazare, 8 ans, qui est son fils, menacé par un secret ? »

Il s’agit d’une sorte de chronique du monde qui nous entoure à travers les patients du docteur Sauveur, psychologue brillant et réaliste. C’est un roman qui parle des relations difficiles qu’entretiennent les gens, des problèmes de communication au sein d’une famille, et tout ça avec une justesse de tons et de mots remarquable. Les sujets douloureux (scarification, dépression, homosexualité, transgenre…) sont abordés avec intelligence et drôlerie, les personnages sont attachants et j’ai hâte de les retrouver dans les saisons suivantes. Je vous le conseille vivement !

LADY HELEN, LE CLUB DES MAUVAIS JOURS, Alison Goodman

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 « Londres, avril 1812. Lady Helen s apprête à faire son entrée à la cour. La jeune orpheline est encore sous la tutelle de son oncle et de sa tante qui veillent à étouffer chez elle tout écart pouvant rappeler la réputation sulfureuse de sa mère. Helen fait alors la connaissance du ténébreux Lord Carlston, qui revient juste d exil après avoir été soupçonné du meurtre de sa femme. Elle est piquée par la curiosité, d autant qu’il promet de lui faire des révélations sur elle-même et sa mère et que d étranges faits surviennent alors : des bonnes disparaissent, des meurtres sanglants sont commis. Mais la jeune fille est loin de soupçonner l’existence de démons viciés, des Abuseurs, qui se nourrissent de l énergie humaine. Bientôt sonnera l heure de l Abuseur Suprême traînant dans son sillage une véritable Terreur. Lord Carlston appartient au Club des Mauvais jours, une police secrète parallèle qui a juré de protéger l humanité de ces démons. Dotée d une énergie et de dons particuliers, Helen est appelée à les rejoindre. La miniature que sa mère lui a donnée suffira-t-elle à la protéger ? Helen doit choisir entre une vie faite de privilèges et d insouciance ou basculer dans un monde terrifiant mais aussi passionnant où les démons s invitent dans les soirées mondaines. »

Une promesse d’un roman à la Jane Austen saupoudré de fantastique ! Cela ne pouvait que me plaire ! D’autant plus que je trouve la couverture irrésistible, c’est ce qui a attiré mon regard en librairie quand j’ai vu ce roman jeunesse : les couleurs, la silhouette de la jeune fille, les lettres en relief, les couleurs un peu gothiques, funèbres…

J’ai beaucoup apprécié ce roman. La première partie est fabuleuse, on plonge dans un monde en lien étroit avec celui des romans de Jane Austen et ça, j’adore ! J’ai moins été emballée quand on bascule dans un univers fantastique peuplé d’êtres étranges…puis l’intrigue prend à nouveau le dessus et on dévore la dernière partie. Il s’agit du premier tome d’une trilogie et j’ai hâte de découvrir le prochain tome.

J’ai particulièrement apprécié le personnage de Lady Helen, jeune fille qui se plie à tout ce que lui demande sa tante, qui l’a élevée, mais qui a gardé une indépendance d’esprit et a développé un fort caractère, en lien avec son destin de Vigilante bien sûr. Les personnages qui l’entourent sont tout aussi intéressants, tant Lord Carlston dont le mystère rejaillit sur les traits de son visage que Darby, la jeune femme de chambre au service d’Helen qu’on ne soupçonne pas aussi vaillante au début de l’histoire. S’ajoute à ces personnages attachants une peinture de la société londonienne sous la Régence tout à fait réjouissante.

Une lecture fort plaisante et que je recommande sans hésiter si vous aimez cette époque-là et que les démons ne vous effraient pas !

 

 

LONDRES, POUR EN SAVOIR PLUS QUE LES GRANDS

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Une de mes collègues ayant des ennuis de santé, je dois la remplacer pour accompagner un voyage scolaire dans 3 semaines à Londres, sur les traces de Shakespeare. Moi qui refuse depuis longtemps d’accompagner pour diverses raisons – Moi quitter mes enfants ? ahhhhhhhhhhhhhh ! ou Moi, passer 5 jours avec 105 ados de 3° ? ahhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! – j’ai cédé pour diverses raisons : rendre service à mes collègues d’anglais qui m’ont si gentiment demandé de les accompagner, enfin couper le cordon avec mes enfants (ahah !), faire 15h de bus + traversée en ferry… oui, quel rêve !! Je l’ai annoncé à mes enfants hier, j’appréhendais un peu (je devrais dire « énormément ») mais j’ai présenté les choses tellement naturellement « Maman doit partir pour le travail pendant 5 jours, etc) que c’est passé tout seul. On a donc été chercher à la médiathèque des livres sur Londres car ma fille veut tout savoir de ce que je vais faire/voir ! Mon fils, lui, a une demande plus pragmatique : « Tu crois Maman que tu trouveras des cartes Pokemon en Angleterre ? »…

Ce livre, Londres, en savoir plus que les grands, collection Interdit aux parents, aux éditions Lonely planet, propose une approche ludique pour découvrir cette ville. Chaque double page est centrée sur un thème (quartiers, musées, monuments, personnages célèbres, spécialités culinaires…), agrémentée de photographies, de dessins, de bulles, d’anecdotes qui permettent aux enfants de s’intéresser et de poser des questions. Tybalt a poussé un cri en découvrant que j’allais manger des « beans », haricots blancs à la tomate, au petit-déjeuner mais s’est extasié sur le « fish and chips » ; Anouchka, elle, veut savoir pourquoi Marie Ier Stuart, reine d’Ecosse, est morte (je n’ose lui dire qu’elle a passé 19 ans en prison avant d’être décapitée…) et repose à l’abbaye de Westminster.

On peut reprocher à ce petit guide de pencher un peu trop pour les anecdotes glauques et sombres (une page sur les fantômes, une sur Jack l’éventreur, une sur la Tour de Londres, etc) mais, nous, on raffole de ce genre d’histoires !

Bref ce guide remplit parfaitement son rôle : guider les enfants à travers Londres tout en étant une mine d’informations. Ils vont pouvoir suivre mon voyage par procuration. Départ le dimanche 19 mars à 12h !

NO PASARAN, le jeu, Christian LEHMANN

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Ce roman de jeunesse a déjà 20 ans et je n’ai pris le temps de le découvrir qu’hier. L’intrigue est la suivante : trois adolescents en séjour linguistique en Angleterre entrent dans une boutique de jeux video, car ils sont des gamers accros. Là un vieil homme leur donne un jeu sur une disquette après avoir reconnu une insigne sur le blouson d’Andreas, un des trois ados. De retour chez eux, chacun va tester ce nouveau jeu et c’est le début de « l’enfer »… ils vont être victimes d’une expérience de jeu virtuel qui va changer leur vie définitivement.

Cette intrigue est l’occasion pour l’auteur d’aborder des thèmes comme celui des guerres et des conséquences sur ceux qui y participent, des implications de chacun dans les conflits, de l’influence des pensées d’un père sur celles de son fils, de l’emprise d’ados sur d’autres…bref différents thèmes qui peuvent facilement toucher le lectorat ciblé par ce roman.

Les ados d’aujourd’hui risquent d’être amusés par les disquettes, par le fait de jouer en réseau qui étonne fortement les ados dans le roman mais qui est le quotidien de la plupart d’entre eux de nos jours…oui, certains éléments peuvent paraître datés, mais ne gênent en rien l’efficacité de l’intrigue et la réflexion qu’elle amène sur le nazisme et l’antisémitisme. La fin de l’histoire, centrée sur le personnage d’Andreas, est particulièrement bien trouvée. (Deux autres tomes sont parus et forment donc une trilogie).

PETIT POILU, Le prince des oiseaux, Pierre Bailly et Céline Fraipont

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Grâce au Père-Noël, nous avons lu cette semaine le tome 19 des aventures de Petit Poilu : Le Prince des Oiseaux. Dans ce nouveau tome, Petit Poilu rencontre le prince des oiseaux qui est très malheureux enfermé dans sa cage dorée. Tout ce qui l’entoure est blanc ou gris, seul Topor l’affreux corbeau qui ne le lâche pas d’une semelle est noir et toujours en colère. Petit Poilu tente de divertir le prince des oiseaux en sortant des jouets de son sac à dos, mais Topor les détruit à chaque fois…Petit Poilu est triste mais n’a pas dit son dernier mot ! Il sort alors une palette de peinture et des pinceaux…

Ce tome est vraiment réussi : l’histoire contée – seulement avec des images, c’est le principe de la série des Petit Poilu – est riche de réflexions à creuser avec les enfants  comme à chaque fois, mais j’ai vraiment trouvé que ce tome permettait d’expliquer aux enfants que parfois les gens sont tristes, sans trop savoir pourquoi, qu’ils ont des idées noires, qu’ils s’enferment, etc mais qu’il suffit qu’on leur prête attention, qu’on leur propose des choses nouvelles pour leur redonner le goût de vivre ! Bref, une fois de plus un sujet sensible – la dépression – abordée avec beaucoup de finesse. Une valeur sûre ! Et puis quel plaisir d’entendre Anouchka raconter cette histoire à ses doudous à sa façon ou de voir Tybalt qui demande à ce que ce soit lui qui raconte certaines pages car il a trouvé des idées ou des mots pour décrire les images et raconter ce qui arrive à Petit Poilu.

A mettre entre toutes les mains : une BD de grande qualité.