Sacha et Tomcrouz, Anaïs Halard et Bastien Quignon, tome 1 : les Vikings.

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Vous comprenez bien qu’avec un titre pareil « Sacha et Tomcrouz » et des dessins aussi jolis que ceux présents sur la couverture, je ne pouvais pas résister !!

Alors c’est l’histoire d’un petit garçon populaire et ingénieux, qui annonce à ses camarades de classe qu’il va avoir un rat pour son anniversaire : la classe ! Sauf qu’à la place sa maman a décidé de lui offrir un chihuahua, moins classe !! Sa mère étant fan de Tom Cruise, c’est ainsi que Sacha décide de d’appeler son nouveau compagnon. En traînant dans l’atelier de sa maman qui est antiquaire, ils tombent tous deux sur une vieille épée et les voilà projetés à l’époque des Vikings ! Une sacrée aventure qu’ils vont vivre avec beaucoup de simplicité et d’humour tant dans les situations que dans les dialogues. Une BD pour les enfants que j’ai trouvée fort plaisante et que mon fils a appréciée aussi.

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DANS LA FORET SOMBRE ET MYSTERIEUSE, Winshluss

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Sortie en octobre 2016, cette BD, Dans la Forêt sombre et mystérieuse, a reçu la Pépite d’or du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, c’est ce qui m’a poussée à l’emprunter la semaine dernière à la médiathèque.

Quand j’ai ouvert cet ouvrage, j’ai failli le refermer très vote tant les dessins sont rebutants, j’ai même envie de dire vulgaires. Je n’ai pas du tout apprécié ces traits grossiers, éructants… bref ce n’est pas un coup de coeur pour les dessins, vous l’aurez compris ! En revanche, j’ai adoré l’histoire et je n’ai pas pu lâcher la BD avant de l’avoir terminée en éclatant de rire sur la dernière image ! Car c’est bien l’humour qui domine dans cet ouvrage qui relate un voyage initiatique pour le jeune garçon que ses parents ont oublié sur une aire de repos…il se retrouve à traverser cette forêt sombre et mystérieuse pour rejoindre sa famille chez sa mémé qui se meurt. Cette traversée est source de rencontres improbables et drôles et l’humour est souvent présent.

Un coup de coeur ! 

PETIT POILU, Le prince des oiseaux, Pierre Bailly et Céline Fraipont

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Grâce au Père-Noël, nous avons lu cette semaine le tome 19 des aventures de Petit Poilu : Le Prince des Oiseaux. Dans ce nouveau tome, Petit Poilu rencontre le prince des oiseaux qui est très malheureux enfermé dans sa cage dorée. Tout ce qui l’entoure est blanc ou gris, seul Topor l’affreux corbeau qui ne le lâche pas d’une semelle est noir et toujours en colère. Petit Poilu tente de divertir le prince des oiseaux en sortant des jouets de son sac à dos, mais Topor les détruit à chaque fois…Petit Poilu est triste mais n’a pas dit son dernier mot ! Il sort alors une palette de peinture et des pinceaux…

Ce tome est vraiment réussi : l’histoire contée – seulement avec des images, c’est le principe de la série des Petit Poilu – est riche de réflexions à creuser avec les enfants  comme à chaque fois, mais j’ai vraiment trouvé que ce tome permettait d’expliquer aux enfants que parfois les gens sont tristes, sans trop savoir pourquoi, qu’ils ont des idées noires, qu’ils s’enferment, etc mais qu’il suffit qu’on leur prête attention, qu’on leur propose des choses nouvelles pour leur redonner le goût de vivre ! Bref, une fois de plus un sujet sensible – la dépression – abordée avec beaucoup de finesse. Une valeur sûre ! Et puis quel plaisir d’entendre Anouchka raconter cette histoire à ses doudous à sa façon ou de voir Tybalt qui demande à ce que ce soit lui qui raconte certaines pages car il a trouvé des idées ou des mots pour décrire les images et raconter ce qui arrive à Petit Poilu.

A mettre entre toutes les mains : une BD de grande qualité.

DE CAPE ET DE CROCS, Ayroles, Masbou, tome 12 : Si ce n’est toi…

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Ceux qui suivent un peu mes aventures bloguesques savent combien j’affectionne  De Cape et de crocs ! J’avais mis de côté le 12° tome récemment sorti pour le savourer pendant les vacances. J’ai pris le temps de relire le 11°, puisque ces deux derniers tomes qui mettent point final à cette série, sont centrés sur le personnage d’Eusèbe, il s’agit d’un prequel.

« Capturé par les malandrins de la Cour des miracles, Eusèbe est conduit à leur terrible chef qui nest autre que son frère, Fulgence. Ce lapin malhonnête et violent fomente avec Fagotin, le singe assassin, un abominable forfait. Pris entre trahisons et intrigues de cour, Eusèbe parviendra-t-il à ramener Fulgence dans le droit chemin ? A moins que ce jumeau maléfique ne l’entraîne sur la voie du crime… ». D’où le titre… « Si ce n’est toi » qui est issu de la fable « Le Loup et l’Agneau » de La Fontaine : « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère » : petit clin d’oeil adressé au lecteur avisé qui comprend dès le titre la confusion qui va se jouer entre Eusèbe et son frère qui lui ressemble trait pour trait et qu’on attendait depuis quelque temps.

J’ai apprécié la lecture de ce dernier tome , j’aime tellement Eusèbe, même si parfois j’ai envie de lui demander de se taire tant il parle. J’ai enfin appris ce que diable il allait faire dans cette galère ! Et je n’ai qu’une envie à présent : relire toue la série !

LE JARDIN DE MINUIT, EDITH

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C’est tout d’abord le bandeau indiquant une participation au Festival d’Angoulême (Sélection Fauve jeunesse 2016) qui a attiré mon regard, puis j’ai été intriguée par la 4° de couverture : « Été. Angleterre, XXe siècle. Tom Long est contraint de passer ses vacances chez son oncle et sa tante, car son frère a la rougeole. Ils habitent un appartement, situé dans un immeuble sur cour. L’ennui s’installe… Quand soudain, une nuit, un événement étrange se produit : l’horloge du hall sonne treize coups ! La cour a laissé place à un immense jardin… Tom s’y risque, il y devient invisible sauf aux yeux d’une petite fille de son âge, Hatty, vêtue d’une tenue du siècle dernier. Elle semble vivre dans un temps qui n’obéit pas aux lois chronologiques… Quel mystère se dissimule derrière ce bouleversement temporel ?… »

Il s’agit d’une adaptation d’un roman de littérature jeunesse classique britannique. Cette BD d’une centaine de pages à peine offre un récit imaginaire qui ne peut que séduire le lecteur de tout âge : quel est ce jardin qui n’apparaît derrière la porte au fond du couloir qu’une fois le 13° coup de la vieille horloge sonné ? 13° coup ? oui, vous avez bien entendu ! On se croirait presque chez Carroll et on s’attend à tout moment à voir un lapin blanc traverser le jardin !

C’est une histoire pleine de tendresse sur l’enfance : Tom va radicalement changer le regard qu’il portait sur le temps et le monde en général.

Une fois l’histoire lue, je trouve la couverture de cette BD encore plus jolie  qu’au premier regard car je comprends mieux tous les éléments qui y figurent…

Une jolie découverte que je vous conseille 🙂

YIN ET LE DRAGON, créatures célestes, Yao Xu, Richard Marazano

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 » Shanghai 1937. L’armée impériale japonaise a fait main basse sur une large partie de la côte chinoise. En ces temps de tristesse, la menace de l’antique prophétie plane, celle de l’invincible dragon noir Gongong qui doit venir anéantir les hommes quand le désespoir et la haine régneront. Yin, petite fille d’une dizaine d’années est élevée par son grand-père pêcheur, Liu. Un soir, alors que Liu sort en mer, Yin se faufile sur le bateau. Soudain une bête puissante se débat dans ses filets : un dragon d’or, blessé, que Yin convint son grand-père de cacher et de soigner… Une décision qui les emmènera bien plus loin qu’ils ne le pensaient. »

C’est la couverture de cette bande dessinée qui a tout d’abord attiré mon regard. La douceur des traits pour représenter les personnages, les couleurs choisies, la luminosité se retrouvent sur chaque planche.  Même si cette BD se trouvait dans le rayon jeunesse, elle s’adresse à un public plus large étant donné que l’intrigue fantastique est sur fond historique fort intéressant : l’invasion de la Chine par les japonais qui souhaite libérer l’Asie de la colonisation occidentale. Pour les lecteurs plus jeunes – qui ne s’attarderont peut-être pas sur le fond historique – ils seront très certainement séduits par ja jeune Yin, intrépide et chipie, qui sait ce qu’elle veut et l’obtient en bravant les interdits et les dangers ; par le dragon d’or, sublime et terrifiant à la fois ; par la bande de jeunes garçons rebelles et débrouillards ; par le suspense maintenu à la fin de ce premier tome -la prophétie… –  puisqu’il s’agit vraisemblablement d’une trilogie. A découvrir sans attendre !

AU REVOIR LA-HAUT, Pierre Lemaître, Christian de Metter

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Le temps de quelques pages de BD, j’ai eu le plaisir de replonger dans ce roman que j’avais tant aimé : Au revoir là-haut de Pierre Lemaître.

 » 1919. Au sortir de la guerre, la société française peine à ménager une place aux anciens poilus devenus encombrants et les trafics les moins glorieux y vont bon train. Albert Maillard, modeste comptable, qui a sauvé la vie d’Édouard Péricourt, jeune fils de bonne famille, juste avant la fin des combats, tente de les faire vivre de retour à Paris. Édouard, défiguré, refuse de reprendre contact avec les siens et imagine une gigantesque arnaque à la nation pour tenter de renouer avec une vie, ailleurs. »

Cette adaptation du roman qui a reçu le Goncourt en BD est une vraie réussite : lue en quelques heures j’ai été surprise de ressentir un vrai plaisir de lectrice en me replongeant dans cette intrigue extra-ordinaire ! Le parti pris de Lemaître et de de Metter est de ne pas surcharger les illustrations de texte et donc on a des pages très épurées. On a plaisir à voir un visage sur ces personnages que nous avons aimés. Cependant celui qui n’aurait pas lu le roman resterait un peu sur sa faim à la fin de la lecture de cette bande dessinée qui ne permet pas – malgré le talent de l’illustrateur –  de rendre toute la complexité des personnages et les liens qui les unissent- la narration est un peu rapide. Je trouve notamment que la fin a moins de panache et d’intensité dramatique que dans le roman, c’est dommage.

J’ai vraiment été sous le charme du texte liminaire écrit par Philippe Torreton qui dit combien il a aimé le roman et ses personnages et combien il appréhendait  la lecture de cette BD craignant par-dessus tout une trahison…le texte est vraiment beau et éclaire ce lien étrange qui nous unit parfois, nous lecteurs passionnés,  à des personnages romanesques.