MON FILET DE MAMIE

J’avais envie depuis un petit moment de me crocheter un filet de mamie (!) pour mettre dans mon sac à main. J’ai trouvé un tuto tout simple sur Pinterest, j’ai utilisé des pelotes que j’avais en stock et hop !

Le début m’a paru étrange, j’avais l’impression de crocheter un tapis – c’est d’ailleurs ce que m’a dit mon fils !  :

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Mais vers la fin le filet prend forme et j’ai su que je ne m’étais pas trompée (bon, Dan, m’a aussi rassurée… ;)). Et voilà, tadaaaaaaam :

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MES CAHIERS part 2

Après vous avoir présenté mes cahiers « fourre-tout » à idées, voici aujourd’hui mes cahiers de l’année : j’ai commencé en janvier 2013 et depuis je m’y tiens chaque année. Dans ces cahiers je garde les tickets de cinéma, de musée, de parcs ou autres tickets de visite (château…), je garde les dessins des enfants (bon, pas tous, parce qu’il me faudrait plus d’un cahier par an sinon), je colle les photos d’identité de début d’année des enfants, des photos parfois pour me souvenir d’une journée ou d’un moment particulier, des cartes postales, les flyers des stages de danse, etc. C’est un bonheur de les feuilleter pour toute la famille. Pour faire les photos pour cet article, je les ai étalés sur la table du salon et les enfants se sont jetés dessus. On a ri en tombant sur une page de l’an passé par exemple où j’avais noté que Tybalt avait perdu une dent au CLAE et à côté j’avais collé le mot qu’il avait fait pour la petite souris !! (bon, il sait que la petite  souris n’existe pas, mais il lui laisse un mot quand même à chaque fois !). Je reste parfois deux ou trois mois sans coller quelque chose mais je pense quand même à stocker ce que j’aimerais y coller et puis un jour je prends 1h pour mettre à jour. Voilà en images ce que ça donne :

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Ces cahiers sont vraiment précieux et j’espère que mes enfants seront contents de les avoir dans quelques années 🙂

 

# MES CAHIERS part 1 !

J’ai promis à mes copiNETtes (Capp’ et Dan 😉 ) de montrer ici les cahiers que j’utilise au quotidien. Je commence aujourd’hui par mes cahiers d’idées.

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Il s’agit d’un cahier dans lequel je colle tout ce que je découpe dans les magazines : des idées déco qui me plaisent, les billets sur les livres que j’aimerais lire, des idées tissage, macramé et autres travaux de fil, et aussi des photos de mon idole depuis mes 12 ans, j’ai nommé Vanessa Paradis ! J’adore ce cahier, je l’ai sur mon bureau, à portée de main : quand j’ai fini de lire un livre, je vais lire l’article que j’avais découpé et je barre en mettant la date à laquelle j’ai lu le livre. Cela fait deux ans que j’ai pris cette habitude de découpage-collage et j’y ai vraiment pris goût (j’en suis bientôt à mon 3° cahier). Je vous mets quelques pages en dessous :

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C’est un peu un cahier fourre-tout ou « gifoutou » !! mais, attention, pas de recettes de cuisine, c’est dans un autre cahier !

J’AI LONGTEMPS EU PEUR DE LA NUIT, Yasmine GHATA

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C’est une belle découverte que ce roman prêté par une de mes collègues à qui j’avais conseillé dans l’année de lire Petit Pays de Gaël Faye. Le lien est en effet évident entre ces deux ouvrages : aborder par la fiction le sujet douloureux du génocide rwandais.

Dans J’ai longtemps eu peur de la nuit, une jeune femme anime un atelier d’écriture une heure par semaine auprès d’adolescents. Elle leur propose de partir d’un objet, un objet qui leur est cher, un objet qui est dans la famille depuis longtemps, qui a une histoire… La semaine suivante, elle repère un jeune garçon prénommé Arsène qui a amené une photo de l’objet trop encombrant : une valise. A partir de là, elle sent qu’Arsène a besoin de parler de cet objet qui vient du Rwanda, elle ne le brusque pas, elle sait le faire venir à elle en lui donnant confiance et progressivement nous allons découvrir ce qui lie cet adolescent à cette valise.

Le récit, très simplement écrit, est vraiment émouvant. Le parcours d’Arsène est incroyable et on lit avec avidité les pages qui nous racontent comment il a pu survivre alors que sa famille n’a pas eu cette chance et comment il s’est retrouvé en France. On comprend aussi la raison de ce titre : « J’ai longtemps eu peur de la nuit ». On s’émeut de la  » relation  » qu’entretient Arsène avec cette valise mais que chaque personnage semble comprendre aisément une fois qu’il a eu connaissance de la vie d’Arsène ou ne serait-ce que connaissance d’où il vient. On ne peut s’empêcher de penser d’ailleurs à la chanson de Corneille « Parce qu’on vient de loin »… En parallèle on suit aussi le chemin de deuil de Suzanne, celle qui anime l’atelier d’écriture, et qui fait écho à celui d’Arsène. Je ne peux pas révéler trop de choses sur ce petit roman, tout en délicatesse et émotions, mais je vous le conseille vivement !

NYMPHEAS NOIRS, Michel BUSSI

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Voilà un roman dont j’avais beaucoup entendu parler et que je n’avais toujours pas lu ; il était donc sur ma PAL de l’été.

L’intrigue est simple : un meurtre commis à Giverny, ville célèbre en raison de Claude Monet. Celui-ci sera d’ailleurs omniprésent  dans le roman, non pas qu’il soit un personnage de l’histoire, mais l’auteur s’est documenté de manière approfondie pour faire ce roman et chaque chapitre nous livre des anecdotes passionnantes sur Monet et ses confrères – j’ai apprécié ce côté documentaire du roman d’ailleurs. Un jeune commissaire récemment nommé enquête, il est rapidement sous le charme de Stéphanie, la belle institutrice de Giverny, épouse du principal suspect. Il est aussi question en parallèle d’une vieille dame qui observe et voit tout. Les histoires s’imbriquent, les liens se nouent, mais le lecteur ne voit pas où l’auteur veut le mener et c’est ce qui fait la qualité de ce roman : j’ai été surprise par la grande révélation qui tient à la construction du roman : bravo !

L’ENFANT DES OMBRES, MOKA

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Après avoir lu cet été un roman conseillé par mon fils, voilà une lecture conseillée par ma nièce Maria : L’Enfant des ombres de Moka.

De quoi s’agit-il ?  » Morgane est la seule à voir les ombres. Dès qu’elle est seule dans les couloirs du lycée, elles apparaissent sur les murs. Ces temps-ci, elles se font de plus en plus menaçantes. Un jour, le pire se produit. Pourtant ce n’est que le commencement. Les phénomènes étranges s’accumulent. Le concierge de l’établissement passe ses journées à remplacer les ampoules électriques dans les couloirs et les escaliers, mais il y fait toujours noir. Les accidents se multiplient. Un professeur meurt brutalement. C’est aussi le moment que Camilia et ses amis ont choisi pour créer un club secret dont le but est de se réunir la nuit, dans le grenier au-dessus des dortoirs… »

J’ai apprécié cette lecture qui m’a rappelé des romans comme Les Disparus de Saint-Agil ou bien la série des Sans-Atout ou bien Le Club des cinq, mais ici ce roman s’adresse aux ados de 12 ans minimum, car certains passages sont tout de même durs et peuvent faire peur( il y a tout de même des morts, ce qui n’est pas le cas dans les romans cités précédemment). J’ai aimé le personnage de Camilia, mais celui de Morgane m’a un peu effrayée d’autant qu’elle évolue au fil de l’histoire et… brrrr ! Certains passages sont très cinématographiques et doivent donner des frissons aux jeunes lecteurs (je pense au moment où une des amies de Camilia se retrouve seule dans le dortoir attaquée par les ombres…on tremble avec elle).

Sinon je me pose des questions sur la fin du roman qui a dû laisser certains jeunes lecteurs perplexes car c’est une fin ouverte et on n’a pas forcément la sensation d’avoir eu les réponses à toutes nos questions. Je trouve que c’est bien d’habituer les ados à ce genre de fin : à eux de s’emparer de l’histoire et d’imaginer la suite, d’assembler certaines informations comme bon leur semble…  Une lecture à conseiller, sans hésiter.

UNE JEUNESSE AU TEMPS DE LA SHOAH, Simone Veil

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Voilà une lecture que je n’avais jamais pris le temps de faire et que la mort de son auteur a fait resurgir dans l’actualité au début de l’été et m’a donné envie de découvrir. Je dois dire que j’ai dévoré ce livre en une soirée, je n’ai pas pu le lâcher et je compte bien le faire lire à mes élèves de 3° à la rentrée. Je sais que ce n’est pas évident d’évoquer un tel sujet avec les élèves, que pour certains ça leur paraît trop lointain, qu’ils ont l’impression qu’on leur rabat les oreilles avec la Shoah, etc. Mais je suis convaincue que ce récit autobiographique – extrait de l’autobiographie Une Vie, titre choisi en raison de son goût pour Maupassant – ne les laissera pas indifférents : l’enfance et l’adolescence heureuses de Simone Veil foudroyées par la déportation, puis le retour à la vie, comment reprendre une vie normale après avoir vécu, subi, été témoin de tant d’horreurs… Etre celle qui est revenue alors que tant d’autres n’ont pas eu cette chance… Ce récit permet aussi de réaliser, une fois de plus, que parfois la vie de quelqu’un dépend de peu de choses : une rencontre, un concours de circonstances, une remarque.

Simone Veil a dit :   » L’idée d’extraire de ma biographie les quelques passages qui peuvent être regardés comme d’utile pédagogie vis-à-vis de la jeunesse d’aujourd’hui m’a paru séduisante. » Elle avait raison et j’ai hâte de connaître le ressenti de mes élèves qui, j’espère, seront sinon admiratifs du moins respectueux devant le témoignage de cette grande dame.

WONDERPARK, tome 1  » Libertad », Fabrice Colin

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Aujourd’hui je vous présente un roman que mon fils a lu ce mois-ci et qu’il a beaucoup aimé. Du coup, il l’a passé à sa grande soeur, puis à moi, et je pense que mamie va le récupérer ce soir ! C’est sympa le principe du livre lu par toute la famille pour pouvoir ensuite en discuter. Là il suivait mon avancée dans la lecture – roman de 150 pages environ – car il avait hâte de savoir comment j’allais réagir au dernier chapitre et si j’avais aimé le même passage que lui.

L’histoire est toute simple :  » À l’école, Jenn et son frère, Mervin, ont fait la connaissance d’une fille au nom étrange : Orage. Son père est le concepteur de WonderPark, un parc d’attractions mystérieux et désaffecté. Quand leur nouvelle amie leur propose de visiter l’endroit, Jenn et Mervin sont ravis. Mais à peine sont-ils entrés dans le parc que Zoey, leur petite sœur, disparaît. Les enfants découvrent alors que WonderPark est le portail de mondes magiques et pourtant bien réels. Sans hésiter, Jenn, Mervin et Orage s’engouffrent dans Libertad, le monde des pirates, où la traîtrise est un art et le courage une nécessité. « 

Se balader dans un parc d’attractions…qui n’en a pas rêvé ? Pas étonnant que cette série destinées aux enfants à partir de 8 ans plaise autant aux filles qu’aux garçons car chacun y a sa place et chaque lecture trouvera de quoi se réjouir en suivant les aventures de Jenn, Mervin et Orage. Les illustrations parsemées dans les chapitres sont aussi séduisantes que l’histoire. Mon fils a déjà commencé le tome 2 !

ATELIER ATTRAPE-REVES à la maison

Rien ne vaut un temps pluvieux comme aujourd’hui pour lancer un petit atelier « fabrication d’attrape-rêves » avec les enfants ; ça a fonctionné du tonnerre ! Je les ai aidés pour faire les noeuds afin que ça tienne bien sur le cercle pris comme support. Ensuite, ils ont pioché dans mon stock de laine, de rubans, de perles et hop, voilà le résultat :

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Inutile de vous préciser lequel a fait mon fils et lequel a fait ma fille !!

STATION ELEVEN, Emily ST-JOHN MANDEL

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Voilà un roman d’anticipation fort bien écrit que j’ai pris plaisir à découvrir ce mois d’août. Je ne suis pas fan de science-fiction mais j’aime les récits de dystopie, dans lesquels on imagine ce qui se passerait si une pandémie ravageait la population, etc. C’est ce qui se passe dans Station Eleven. Ce qui en fait un roman de qualité ce sont les choix narratifs opérés par l’auteur : on navigue de personnage en personnage et on dévoile progressivement les liens qu’il y a entre eux, leur vie d’avant, comment la pandémie a fait rage et ce qu’ils vont devenir. Ce qui fait que chaque grande partie amène son lot de révélations et permet de s’attacher à chaque personnage qui compose les survivants.

Que reste-t-il quand tout s’effondre ? c’est la question que s’est posée l’auteur de Station Eleven pour envisager de manière originale ce  roman d’anticipation et imaginer une troupe itinérante jouant du Shakespeare, avouez que ce n’est pas banal ! J’ai aimé la manière dont elle présente les événements. Un bon roman que je suis ravie d’avoir lu : il m’a rappelé ma lecture de La Route de Cormac McCarthy que j’avais beaucoup aimé aussi.