LE LECTEUR DE CADAVRES, Antonio Garrido

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J’aime chaque été être emporté au début de mes vacances par un long roman, fresque historique, destins de femme ou autre saga familiale. Cette année mon choix s’est porté sur un roman qui est sur ma PAL depuis de longs mois : Le Lecteur de cadavres d’Antonio Garrido. Il m’a été conseillé par une de mes copiNETtes, Gio 😉

 » Ci Song est un jeune garçon d’origine modeste qui vit dans la Chine du XIIIe siècle. Après la mort de ses parents, l’incendie de leur maison et l’arrestation de son frère, il quitte son village avec sa petite sœur malade. C’est à Lin’an, capitale de l’empire, qu’il devient fossoyeur des « champs de la mort » avant d’accéder à la prestigieuse Académie Ming. Son talent pour expliquer les causes d’un décès le rend célèbre. Lorsque l’écho de ses exploits parvient aux oreilles de l’empereur, celui-ci le convoque pour enquêter sur une série d’assassinats. S’il réussit, il entrera au sein du Conseil des Châtiments ; s’il échoue, c’est la mort. C’est ainsi que Cí Song, le lecteur de cadavres, devient le premier médecin légiste de tous les temps. Un roman, inspiré par la vie d’un personnage réel, captivant et richement documenté où, dans la Chine exotique de l’époque médiévale, la haine côtoie l’ambition, comme l’amour, la mort. « 

J’ai vraiment dévoré ce livre que j’abordais pourtant avec quelques appréhensions : je ne connaissais rien à la Chine du XIII° et je redoutais de me perdre dans les noms des  personnages – un peu comme quand on se plonge dans un Dostoïevski et qu’il nous faut un temps d’adaptation pour reconnaître chaque protagoniste. Mais ici, point de souci ! L’intrigue se concentre sur un personnage principal – Ci – et d’autre qui gravitent autour de lui mais qui sont peu nombreux. On a plaisir à découvrir cet univers dépaysant et l’intrigue nous tient en haleine jusqu’aux dernières pages. Certes, il y a des invraisemblances (que de malheurs tombent sur le dos de ce pauvre Ci !!) ou des impressions de « déjà-vu » mais la vocation de ce roman – très bien documenté sur la Chine médiévale – est avant tout de divertir son lecteur et c’est réussi !

Découvrir le Yarm bombing

Lors d’une balade à Gaillac pour se rendre à la fête foraine, j’ai pu faire découvrir à mes enfants ce qu’est le yarm bombing et cela m’a donné mon idée de billet pour aujourd’hui.

Le yarmbombing est né dans les années 2000 aux Etats-Unis et puis a pris de l’ampleur en Angleterre, notamment à Londres où  a eu lieu le premier yarm bombing collectif : « Knit the city », car le yarm bombing – pour ceux qui ne connaissent pas – est un art urbain qui consiste à l’aide de fil à rendre moins impersonnel l’environnement urbain. Les créations – tricot, crochet, tissage…- jettent leur dévolu sur les bancs, les barrières, les escaliers, les ponts ou bien les arbres. Le tout forme un décor original et coloré qui suscitent la réactions des passants, comme ce fut le cas pour mes enfants qui ont adoré ! Evidemment ils vivent dans un univers à la fois livresque et filesque (!) donc ils ne pouvaient qu’être enthousiaste face au yarm bombing. D’ailleurs ils m’ont tout de suite demandé si je ne voulais pas faire la même chose chez nous…je voulais imaginer la tâte de mon cher et tendre… !!

Voici un exemple de yarm bombing gaillacois !

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Moi, je suis fan et j’ai hâte de trouver au gré de mes balades estivales d’autres réalisations, de les prendre en photo et de venir les partager ici. Et vous, avez-vous des exemples de yarm bombing autour de vous ?

En savoir plus : http://www.yearn-magazine.fr/yarn-bombing-diy-do-it-yourself/

LE VOYANT, Jérôme Garcin

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« Il ne reste pas grand chose de la vie brève de Jacques Lusseyran. Une trace invisible dans le Block 56 du camp d’extermination de Buchenwald, une tombe aux lettres usées dans le cimetière de Juvardeil. Même le lycée Louis-le-Grand a oublié ou négligé de donner son nom à une cour ou à une classe, n’a pas posé une plaque sur l’un de ses vieux murs blonds pour rappeler qu’ici, sous l’Occupation, un résistant aveugle de dix-sept ans fonda et dirigea un réseau d’adolescents, le mouvement des Volontaires de la Liberté. »

Jérôme Garcin s’est pris de passion pour cet aveugle résistant au destin atypique et à qui il souhaite consacrer un ouvrage qui prend les allures d’une biographie mais qui n’en est pas tout à fait une. Les premières pages sont un peu déroutantes : l’auteur dresse un portrait élogieux de Jacques Lusseyran sans nous dire tout de suite de qui il parle. Ensuite les chapitres s’enchaînent avec des fils conducteurs, comme les citations omniprésentes empruntés à Lusseyran, lui-même auteur. L’ordre de la narration est chronologique : on apprend assez rapidement comment Jacques est devenu aveugle, puis on suit son parcours scolaire, ses rencontres amicales et son entrée en résistance.

La lecture n’a pas été fluide, je ne peux pas dire que j’ai été emballée tout de suite, ce n’est qu’à  la moitié du roman que j’ai commencé à faire défiler les pages pour en apprendre davantage sur cet homme, à partir du chapitre « Nuit et brouillard » plus précisément, qui relate l’expérience de Lusseyran dans le camp de Buchenwald.

L’extrait que j’ai mis en haut de ce billet résume bien ce qui est surprenant dans cette histoire : le fait que ce résistant n’ait pas eu droit aux honneurs ; son parcours est comme passé inaperçu…ce livre lui rend un vibrant hommage.

L’image que je retiendrai de cette lecture : les couleurs qu’ils attribuent aux choses, souvenirs de son passé de « voyant », qui lui permettent de vivre au camp « où tout est noir ».

AU REVOIR LA-HAUT, Pierre Lemaître, Christian de Metter

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Le temps de quelques pages de BD, j’ai eu le plaisir de replonger dans ce roman que j’avais tant aimé : Au revoir là-haut de Pierre Lemaître.

 » 1919. Au sortir de la guerre, la société française peine à ménager une place aux anciens poilus devenus encombrants et les trafics les moins glorieux y vont bon train. Albert Maillard, modeste comptable, qui a sauvé la vie d’Édouard Péricourt, jeune fils de bonne famille, juste avant la fin des combats, tente de les faire vivre de retour à Paris. Édouard, défiguré, refuse de reprendre contact avec les siens et imagine une gigantesque arnaque à la nation pour tenter de renouer avec une vie, ailleurs. »

Cette adaptation du roman qui a reçu le Goncourt en BD est une vraie réussite : lue en quelques heures j’ai été surprise de ressentir un vrai plaisir de lectrice en me replongeant dans cette intrigue extra-ordinaire ! Le parti pris de Lemaître et de de Metter est de ne pas surcharger les illustrations de texte et donc on a des pages très épurées. On a plaisir à voir un visage sur ces personnages que nous avons aimés. Cependant celui qui n’aurait pas lu le roman resterait un peu sur sa faim à la fin de la lecture de cette bande dessinée qui ne permet pas – malgré le talent de l’illustrateur –  de rendre toute la complexité des personnages et les liens qui les unissent- la narration est un peu rapide. Je trouve notamment que la fin a moins de panache et d’intensité dramatique que dans le roman, c’est dommage.

J’ai vraiment été sous le charme du texte liminaire écrit par Philippe Torreton qui dit combien il a aimé le roman et ses personnages et combien il appréhendait  la lecture de cette BD craignant par-dessus tout une trahison…le texte est vraiment beau et éclaire ce lien étrange qui nous unit parfois, nous lecteurs passionnés,  à des personnages romanesques.

 

LE LISEUR DU 06h27, J-P. Didierlaurent

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Voilà un livre qui a fait le tour de la blogosphère mais que je n’avais pas encore eu le temps de lire. L’histoire est vraiment très originale, on se demande comment on peut avoir de telles idées et c’est ce qui m’a séduite.

« Voilà, on voulait vous dire, on aime bien ce que vous faites. Ça nous fait drôlement du bien. Ça va bientôt faire un an que Josette et moi, on vient vous écouter tous les lundis et jeudis matin ». Sur le chemin du travail, Guylain lit aux passagers du RER de 6h27 quelques pages rescapées de livres voués à la destruction. Ce curieux passe-temps va l’amener à faire la connaissance de personnages hauts en couleur qui cherchent, eux aussi, à réinventer leur vie. Un concentré de bonne humeur, plein de tendresse et d’humanité. »

Voilà un petit feel-good book comme on les aime et j’ai été agréablement surprise de dévorer si vite ce roman : les personnages sont drôlement attachants comme le collègue de Guylain qui a une manière bien à lui de se réapproprier ses jambes… Les soeurs Delacôte sont elles aussi éclatantes de simplicité et de bonne humeur : la première lecture à la maison de retraite est mémorable avec l’ancienne institutrice qui se voit attribué au hasard une page émoustillante !! Mais j’en dis déjà trop !

Si vous n’avez toujours pas lu ce roman, n’hésitez plus, c’set une lecture idéale pour les vacances 🙂

UNE BANNIERE POUR MON BLOG

Cela fait longtemps que j’ai envie de faire une bannière pour mon blog mais de 1) je n’ai jamais pris le temps de le faire et de 2) canalblog, c’est la plaie ! Maintenant que je suis sur wordpress (!) et que je suis en vacances (!!) j’ai pu en profiter pour faire une jolie bannière maison, façon patouille art postal à ma sauce. Voici le résultat dans sa globalité, parce que malheureusement j’ai vu les choses en grand et ça rentre pas, vous n’en voyez qu’un quart sur ma bannière !!

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Matériel : un bout de carton (ici celui de l’emballage des dosettes pour le lave-vaisselle), du gesso ; un bout de tissu (ici du jean’s) ; de la peinture ; des mots imprimés (polices sympas) ; du fil ; une machine à coudre.

Tuto : étaler grossièrement sur le carton du gesso à l’aide d’une vieille carte de fidélité par exemple ; coller un morceau de tissu sur le gesso et repasser du gesso par-dessus à voter convenance 😉 Ensuite, vous pouvez tamponner un motif de votre choix : j’ai choisi de gros ronds que j’ai embossés avec de la poudre rose qui brille ! Puis disposez vos embellissements, du type le dreamcatcher, les étoiles, les ballons, les mots. Vous pouvez créer une petite guirlande de fanions, en découpant des triangles et en les juxtaposant. Enfin, on sort la MAC et on s’amuse : j’aime coudre le contour de mes cartons, ici j’ai aussi cousu pour mettre en relief le fil de la guirlande et pour suspendre l’attrape-rêves. Et voilà ! Surtout, amusez-vous ! ça m’a pris une petite demi-heure et ça fait un bien fou de patouiller…sous l’oeil émerveillé de mes enfants 😉

 

VOUS N’AUREZ PAS MA HAINE, Antoine Leiris

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 C’est une interview dans ELLE qui m’a fait découvrir cet ouvrage : celui d’Antoine Leiris, ancien chroniqueur radio, qui a perdu sa femme lors de l’attentat au Bataclan. Au lendemain du drame, il a posté une lettre sur les réseaux sociaux intitulée « Vous n’aurez pas ma haine » qui a ému beaucoup de gens et forcé l’admiration : en effet, comment ne pas éprouver de rancoeur, de haine, comment ne pas avoir envie de vengeance quand on ôte la vie brutalement, sauvagement, injustement, de l’amour de votre vie, mère de votre fils âgé de quelques mois ?  A partir de ce jour, la plume s’est révélée une arme pour Antoine Leiris, une arme pour ne pas sombrer lui qui doit élever seul, à présent, leur petit garçon. Aucun pathos dans ce livre, mais le simple récit d’une tragédie dont il faut se relever : l’auteur nous livre son vécu, ce qu’il s’est passé, comment il a réagi ainsi que les réactions de son entourage, et puis le début de cette nouvelle vie à deux.

Sans être larmoyante, cette confession est émouvante, mais on reste tout de même sur sa faim, se demandant si ce livre n’aurait pas mérité tout de même d’être plus abouti.

Nouveau départ

J’ai longtemps réfléchi avant d’ouvrir un nouveau blog…le mien avait plus de 6 ans je crois et ça me fend le coeur de l’abandonner mais il ne fonctionne plus correctement – ou plutôt devrais-je dire : la plateforme est aux fraises !!! – mais ne plus ( http://www.livresandco.canalblog.com) avoir de blog me gêne un peu…même si je ne poste pas tous les jours, j’aime avoir cette possibilité de venir partager mon avis sur les livres que je lis, vous montrer mes modestes réalisations au crochet, tricot, couture, vous donner à voir les mail art qui voyagent, etc. Alors voici un nouveau départ avec ce nouveau blog que j’ai intitulé : De fil en lecture ! J’espère que vous aurez plaisir à venir flâner ici ! A bientôt 🙂